La peinture de près

Mon intérêt pour le détail remonte à très longtemps. Je crois me rappeler qu’il a débuté lorsque j’ai commencé à prendre moi-même des photographies des tableaux ou des fresques sur lesquels je devais faire des cours à l’université. (…) Cela a déclenché un processus quasi obsessionel, consistant à la fois à faire la photo d’ensemble d’un tableau, bord à bord et cadre compris, de manière que le bord ne soit pas coupé, et à photographier aussi des détails soit que je voyais, soit sans savoir s’il y avait quelque chose à voir. Je les regardai ensuite chez moi, et j’ai effectivement vu, après coup, des choses que je n’avais pas eu le temps de voir dans la relation muséale à l’oeuvre.

Daniel Arasse, Histoires de peintures.

Depuis mon ordinateur, je ne me lasse pas d’admirer dans les moindres détails la fresque La parete gaudenziana de l’église Santa Maria Delle Grazie, terminée en 1513 par Gaudenzio Ferrari, représentant en vingt-un tableaux la vie de Jésus.

Grâce à une résolution de très haute définition, soit 8,6 milliards de pixels, on se déplace dans la reproduction avec une belle interface de navigation permettant de passer d’une distance de 2,10 mètres à 1,7 cm de la fresque !

On doit cette prouesse technologique à la société italienne HAL9000 Iconos, spécialisée en restauration d’œuvres d’art. Leurs chercheurs ont pris 1145 photos de 12,2 Mégapixels chacune à l’aide d’un Nikon D2X et d’un Nikkor 80-400mm f/4.5-5.6D ED AF VR avant de les recadrer puis assembler sur un ordinateur performant.

Le côté prouesse mis à part, il est maintenant permis de rêver de visiter virtuellement un musée ou une exposition (avec un guide audio ?) en admirant de près une oeuvre d’art. Bientôt, j’espère bien. Il y a tant de choses à voir (soupir).

Voir

:: La fresque La parete gaudenziana